Max et les Maximonstres ou comment je me suis fais Maxichier

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Oui pourquoi ????

Je n’aimerais pas me faire écraser par un piano à la sortie de Max et les Maximontres, et qu’il demeure ainsi le dernier film que j’aurais vu.

Non mais là comme ça, à brûle pourpoint (j’adore cette expression) j’ai l’air un peu sévère (mais juste) concernant cette œuvre. Sache sjuste Lecteur que ce jugement est doux comparé à l’ennui qui m’a saisi lors de la projection.

Plume (mon fidèle compagnon d’UGC) pourra le confirmer (quand il aura cessé de faire la gueule parce que c’est moi qui ai fait le Père Noêl), je ne parle pas au cinéma. JAMAIS.

Avec moi pas de « hihihi c’est rigolo » ou bien de « c’est pas Bidule qui jouait dans Truc avec Machin ? » ou encore de « Oh t’as vu, t’as vu, t’as vu ???? ».

Non moi, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, que le film soit un chef d’œuvre absolut ou une sombre fumisterie, je ne pipe mot (aller fais-toi plaisir avec cette expression, c’est Noël c’est cadeau). J’attends sagement d’être sortie de la salle pour encenser ou conchier le film.

Voilà comment j’ai rompu avec mes habitudes de spectatrice sage et disciplinée, mais laisse-moi te raconter comment cela c’est passé (si tu as deux minutes) :

Ce jour là, un 24 décembre pluvieux, Plume et moi-même avions prit la décision d’aller voir Max et les Maximonstres (en fait c’était mon tour de choisir) on m’avait fait savoir que ce film pouvait rivaliser avec Dark Crystal, ça a éveillé ma curiosité donc.

En attendant le début de notre séance Plume me disait justement que les critiques parlaient d’un film ambiance « branlette d’intellos ». Comme j’ai le bon gout d’adorer tout ce qui est chiant par excellence (je suis une contemplative) je ne me suis toujours pas méfiée (je suis un peu con-con parfois).

Ce petit aparté pour dire que je n’aime pas trop trop les critiques en général mais j’adore en faire.

A chaque fois que j’ai laissé la critique guider mes choix je m’en suis terriblement voulu (Vercingétorix, Brocéliande, Projet Blair Witch, Aurore). Je n’allais donc pas accorder du crédit à un raton laveur (c’est demi-tarif un raton laveur chez UGC pour info) tout PTM qu’il soit.

Nous voilons donc partis pour le film qui va nous mettre en émoi avant le diner du réveillon. Il est 16:00, je ne le sais pas encore mais c’est le retour de la Malédiction de Trouville.

Le premier quart d’heure, je trouve ce gosse bien sympa avec son igloo et ces abrutis d’ados. Bon il est un peu bruyant certes (j’ai un chat je suis plutôt peinarde côté acouphènes). Ce qui me chagrine c’est que Max doit bien avoir une douzaine d’années et du coup je ne comprends pas bien comment cela se fait qu’il porte une barboteuse de chat… Je me fait une raison, puissance mondiale ou pas, aux States les gamins ne sont pas précoces.

Bonne surprise, la présence de Catherine Keener (que j’aime beaucoup). Tout va à peu près bien jusqu’à ce que l’enfant redevienne très bruyant, qu’il ne s’amuse à tout détruire  et ne morde Catherine parce qu’elle refuse qu’il mette ses Converses sur la table (c’est le passage pédagogique du film)… L’enfant est bouleversé devant tant de cruauté mentale et se sauve dans la nuit noire et obscure…

Table

Là on comprend que ce mouflet est un fieffé casse-bonbon (je pèse mes mots là) et comme je ne raffole pas des enfants le réalisateur m’a déjà quasiment perdue en route et j’ai à présent la certitude que je ne veux pas d’enfant (sous aucun prétexte).

Je mise à présent tout sur les Maximonstres pour sauver le film.

Le gamin débarque sur une île et là il voit des Maximonstres qui se prennent la tête sur des questions existentialistes et métaphysiques. Notre facétieux Max décide de devenir leur roi pour les tirer de cette léthargie en leur promettant qu’il va les rendre heureux (là je salue le petit clin d’œil de l’auteur, Max c’est Sarko somme toute !) et pour fêter ça ils détruisent le village des MM (il y a un message ésotérique dans tout cela à n’en point douter).

Je voudrais vous parler un instant des MM. Là l’auteur ne sait pas trop casser la binoche : c’est tout simplement les mêmes costumes que la méchante famille qui ennuie les Fraggles Rocks !!!! Mais en moches et version bestiaire :

Fragge Rock

Fragge Rock

MM

MM

Nous en sommes à une demi-heure de film et je me tourne vers Plume

- » c’est moi ou c’est hyper chiant… ? »
- » c’est pas toi »

Plume il est comme moi, jamais il ne parle durant un film, ce serait manquer de respect au réalisateur. Mais là, on s’en fout un peu.

J’ai donc subit 1:30 de Max et de Maximonstres, qui se prennent la tête, jouent à des jeux débiles.

Chaque fois que je trouvais un fil conducteur (très rapidement de toutes façons je n’avais plus que l’esthétisme à quoi me raccrocher) ce fil restait lettre morte…

La fin c’est déchirement, MAx rentre saccager la maison de sa maman parce qu’il bien tout ruiné sur l’ile, que les MM sont encore plus dépressifs qu’à son arrivée… Plume à versé une larme (c’est sensible un râton laveur) tandis que j’étais déjà prête à lever le camp (capuchonée, remaquillée, sac en bandoulière) même pas j’ai jeté un œil au générique alors que d’habitude les employés de l’ugc me decolle du siège avec une spatule.

Voilà, je suis plutôt du genre à trouver des trucs positifs dans presque tous les films (je suis fan de Clueless est-il besoin de la rappeller ?), mais là rien (enfin si à un moment il y a un petit village en terre glaise que j’ai bien aimé).

Les monstres ne m’intéressaient pas, le petit con Max m’a gonflée, j’ai trouvé que l’esthétique du film était très moyenne (je sais pas mais je n’ai pas trouvé « d’univers », ça m’a gênée). De plus, pour moi le message c’est parce qu’on détruit tout sur son passage on est un peu unique et incompris… ça fait un peu guide à l’usage des parents qui ont des gosses chiants enfants-rois…

Voilà, donc je n’ai pas aimé, je me suis fais chier velu (expression copyrightée Nadia Daam) etje ne vous le conseil pas (même si vous aimé les films danois des années 80 sous-titré en Kurdes vous serez fatalement déçus, ou morts d’ennui)

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Perdita ou l’objectivité dans la peau

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  1. imalipusram Says:

    Mouhahaha
    Déjà que j’avais pas envie d’aller le voir…
    (et pour la peine, t’as gagné ma critique d’Avatar sur Mumetc ^^)

    (faudra que j’y pense si d’aventure on se fait une toile un jour, moi je papote au ciné)

  2. Plume Says:

    Plume dit :
    Max et les Maximonstres (M&M pour les intimes) ca fond dans la bouche, dans la mains, ca fait fondre les yeux et fondre la carte UGC…

    Par conte j’ai l’air très sexy/pupute sur ce dessin ^^J’ai limite envi de me demander « c’est combien? »

  3. Ender Says:

    dis-donc, ca avait l’air maxi-chiant. tu mérites presque une médaille d’être restée jusqu’au bout.
    perso, je laisse 20 min max au film pour lancer l’intrigue ou au moins captiver mon attention. bref, je ne serai pas resté pour connaître la fin, ô combien déchirante, de ce long métrage…

  4. Perdita Says:

    Avant qu’Arno ne déboule pour me mettre une tête (ouais Arno il a méga kiffé sa race MM), je voudrais citer Simone de Bougeoir :

    « si on devait savoir de quoi on parle pour pouvoir en dire du mal, les amis, je crois que ça serait la fin de l’Internet »

    Voilà Simone m’a l’air d’être une connasse comme je les aime voici son Blog :
    http://www.simonedebougeoir.fr/

  5. Arno Fresh Says:

    Ah non mais attends, tu connaissais pas l’histoire ??? Bah déjà tu pars handicapée parce que le bouquin c’est l’histoire d’un enfant qui s’embrouille avec sa mère et qui se réfugie dans un monde imaginaire et se retrouve avec des streumon qui sont tous plus ou moins des déclinaisons des ses propres angoisses.
    Comme dans le film quoi…
    Quand a l’ésthétique des streumon, excuse moi bien mais genre dans Star Wars, Dark Crystal ou je sais pas quoi, y’en a pas beaucoup des beaux… Y’a marqué « Maximonstres » pas « Maxipeluche »…

    Après Spike Jonze, il fait du Spike Jonze hein. Il se ressemble dans le style, je trouve.

    T’façon m’en fous, District 9 est le meilleur film de 2009 pis c’est tout. et là personne peut rien dire. (bon si tu peux dire « Un prophète » mais c’est tout)

    PS : je boycotte Avatar. J’ai décidé que c’était nul sans le voir. Je ne supporte pas qu’on me vende un film en disant « whoa c’est de la 3D, whoa, les effets spéciaux »! D’la merde ouais.
    Distritct 9 = pas d’la merde

    J’aime Simone

  6. Perdita Says:

    @ Arno : Bah je trouve que c’était chiant comme c’est pas permit et pourtant j’aime Spike Jonze (enfin je le trouve surtout très mignon, mais j’ai kiffé dans e peau de JM)
    Mais là je trouve que même la fable en soit est décevante (Bob l’éponge nous infligerait jamais ça).
    Et on est bien d’accord, district 9 c’est le chef d’œuvre de 2009, sur 2:15 de film, j’ai pleuré 1:35, c’est dire la qualité de l’oeuvre.