Le jour où… j’ai découvert Internet
Flashback. C’était il y a 13 ans, quasiment jour pour jour. En ce temps-là, j’avais 5 ans, 10 ans. OK, j’avais 15 ans. C’était en 1997. Ricky Martin nous apprenait à compter jusqu’à trois avec Maria. Les Daft Punk nous présentaient leurs premiers devoirs. Mais 1997, c’était aussi les tout débuts d’Internet. Un modem 56K qui n’avançait à rien (ok, c’était justement du 56K), une connexion limitée à 30H par mois, ça vous parle ? En ce temps-là, Internet illimité était au mieux un rêve, au pire un gros mot.
Lorsque j’ai eu ma première connexion, j’étais tout excité comme un enfant qui découvre ses cadeaux de Noël ou un geek avant les keynotes de Steve Jobs (rayer la mention inutile). J’avais récolté une bonne dizaine d’adresses de sites — que je n’appelais pas encore URL — tout plus inintéressants les uns que les autres. On avait eu droit, entre autres, à la marque de goûter, le site d’actualité et le site de la NASA. A cette époque, je me souviens donc avoir vu sur le site de l’Agence les premières photos de l’exploration Pathfinder sur Mars. Classe, non ? Pour ne rien vous cacher, c’était à peu près le seul moment sympa de ce premier contact avec Internet. Il faut dire qu’avec la lenteur de chargement, l’anti-ergonomie des sites et l’absence d’outil pour orienter la navigation, il fallait être motivé pour surfer. En plus, je n’avais pas grand chose à y faire car sans compte email, sans moteur de recherche digne de ce nom et surtout sans contenu intéressant et facilement accessible, l’intérêt d’Internet se réduisait à une peau de chagrin.
2009. 13 ans plus tard. J’écrase une petite larme pour célébrer cette première addiction connexion. De toute façon, je sais décrocher. Y a pas de souci. Je sais me fixer une limite. Aujourd’hui, j’épuise mes 30H de connexion en l’espace de 3 jours, ni plus, ni moins. Bon d’accord, en 2 jours, mais seulement si l’on inclut l’Internet mobile. Bref, je suis serein.
Voilà, vous venez de lire le premier épisode des aventures ô combien rocambolesques d’Ender. J’espère que vous avez aimé, parce que, sinon, c’est le même tarif. Moi, en tant cas, j’ai sur-kiffé. Comble du bonheur, vous allez pouvoir sur-sur-kiffer en lisant les posts / avis / recos … des colocs du blog. Enjoy !
Ender
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